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A Plague Tale : Innocence – Le test !

Après une communication intensive chargée de trailer et de carnets de développeur, le titre français de Focus Home Interactive et Asobo Studio arrive enfin ( c’est qu’il est attendu le bougre ! ). L’occasion de voir enfin manette en main les mécaniques de gameplay misent en avant par les équipes dans les bandes-annonces. Asobo Studio est créé en 2002 et siège à Bordeaux ( dont ils se sont beaucoup inspiré pour reproduire une France Moyenâgeuse ). Le studio a participé au développement de jeux tels que The Crew ou encore Quantum Break. L’éditeur THQ a commandé au studio la réalisation des jeux éponymes Wall-E et Ratatouille ( on comprend mieux cette passion pour les rats ).  Focus Home Interactive, célèbre éditeur créé en 1996, connaît un joli début d’année avec le sympathique World War Z paru le mois dernier et A Plague Tale : Innocence. Par ailleurs, il y a quelques semaines, Asobo studio et Focus Home Interactive ont renouvelé leurs partenariats en vu d’un nouveau titre. En attendant, regardons de plus près cette production et voir si l’alchimie fonctionne. A Plague Tale : Innocence sera disponible le 14 mai sur PC, PS4 et Xbox One. Découvrez notre test dans une version Playstation 4 Pro.

Amicia et Hugo ré-unis pour le meilleur comme pour le pire !

L’histoire, habilement écrite et mise en scène nous fait part du destin tragique au XIVe siècle, d’une sœur âgée de quatorze ans et son petit frère de cinq ans rongé par un mal depuis sa naissance ou presque. Amicia n’a presque pas connu son petit frère placé à l’isolement par sa mère Béatrice De Rune, alchimiste qui accompagné de son mentor, le médecin Laurentius, tentent de sauver Hugo. Tous deux essaient de repousser le mal qui progresse dans son sang. Amicia de son coté, est élevée par son père, le Chevalier Robert De Rune au service du roi de France.

Le royaume de France paisible, chatoyant de couleur, mais c’était avant les gros problèmes ..

Détente en famille ..

Alors qu’Amicia se promène sur leur terre avec son chien et son pèreelle s’exerce sur un arbre avec sa fronde comme tutoriel. Le naturel du jeu d’acteur est d’ailleurs saisissant, immersif d’entrée de jeu, Hélas, la balade va tourner court, signant les prémices d’un mal profond qui envahi les vertes contrées. Sans qu’elle puisse se rendre compte de l’horreur qui se passait sous ses propres yeux d’adolescente, l’inquisition recherche son petit frère et c’est à ce moment précis que la vie des deux jeunes héros du jeu va basculer à tout jamais.

Robert De Rune semble pensif ! Que se passe t’il ?

Un long voyage semé d’embûches !

Objectivement, le scénario est excellent et la mise en scène enrôle parfaitement cette histoire bien sombre de peste noire. Les deux jeunes enfants vont devoir apprendre à se connaitre et se faire confiance alors qu’Amicia ne s’ouvre pas facilement aux autres et Hugo lui, ne comprend pas tout ce qu’il se passe du haut de ses cinq ans. Ensemble, ils vont devoir s’unir plus que jamais pour ce voyage qui s’annonce non sans encombre.

La fuite, seule solution ? Ou octogone ?

Bien en retrait !

Nos deux comparses s’appuieront également sur des personnages qui en cours d’aventure, leur seront utiles. Ils évoluent dans un monde violent, ou les cadavres d’animaux et d’humains jonchent le sol, parfois par centaines ! La violence n’est pas gratuite pour autant, Amicia devra faire des choix parfois, tuer ou mourir ! Peur, émotions, empathie, sans citer Ellie et Joël dans The Last of Us, rarement un duo nous aura paru aussi crédible et attendrissant ! Les développeurs ont également voulu faire réfléchir sur les relations frère/sœur.

Un gameplay varié, efficace, mais qui peut être répétitif !

A Plague Tale : Innocence est un jeu d’aventure narratif avec de l’action, beaucoup d’infiltration et des puzzles à résoudre. Durant le jeu, Amicia escorte son jeune frère par la main et fera face à tous les dangers, ne faisant qu’un avec lui afin de progresser ensemble dans l’aventure. Si toutefois, Amicia doit s’éloigner suffisamment de lui pour ouvrir une brèche, attention, car Hugo pourrait bien paniquer et crier, alarmant tout le quartier, bonjour la discrétion !

Enfin un lieu sûre .. ! En apparence peut-être ?

Il y aura bien des objets à trouver, ici des fleurs ! Spécialité d’Hugo.

Pour celles et ceux qui veulent défourailler du chevalier et effectuer un carnage, ne vous y méprenez pas, mais avec seul la fronde comme arme du jeu, la meilleure technique reste soit la fuite en prenant votre courage à deux mains, soit vous infiltrez à travers champs vous dissimulant dans les hautes herbes ou à couvert derrière les éléments du décor parsemés un peu partout et détourner l’attention d’un garde ( du moins ça vaut pour la première partie du jeu ). Néanmoins, il sera tout de même possible de faire quelques head-shots avec un caillasse bien placé au visage ou alors en utilisant une technique d’alchimie que vous aurez apprit au contact d’orphelins qui vous viendront en aide. On reprochera une IA en deçà, que ce soit l’ennemi qui repère au loin ou celui qui s’aperçoit pas que  son collègue vient de se faire fracasser le crane.

Vivons caché, vivons heureux !

Ils ont bien fait de mettre un meuble à cet endroit !

Si l’inquisition et les Anglais ne vous suffisent pas ( l’histoire se déroule au début de la guerre de Cent Ans ) les hordes de rats seront évidemment de la partie amenant une situation de stress permanente. C’est simple, sans la moindre source de lumière avec vous, c’est la mort assurée ! Il vous faudra alors utiliser toutes sortes de sources lumineuses mises à disposition. Les situations sont variées, passant d’un projecteur pour faire face aux rats, ou encore utiliser un fagot enflammé, mais limité dans le temps et demande à être concis dans son déplacement.La torche qui est très efficace et qui permet d’avancer au milieu de centaines de rongeurs affamés prêts à nous réduire en poussière. L’alchimie sera d’une aide précieuse également, car au fur et à mesure de l’avancement et des techniques acquises, elle vous sera d’une grande aide pour vous frayer un chemin ou repousser l’assaut d’une horde. Par ailleurs, il y aura souvent plusieurs façons de vous y prendre et il est vraiment stylé d’envoyer les rats sur les ennemis !

Ah mais la ça craint à mort !

Ce moment précis ou le maître-mot est .. Sauve-qui-peut !!

Les hordes de rats misent en avant dans la communication sont vraiment impressionnantes, et offre une nouvelle façon d’appréhender le jeu. Ça grouille de partout, ça cri, ça fait exploser les sols, les murs... Mention très spéciale au cheval qui se fait éclater le bide par des rats façon Alien, saisissant !

Et si tout cela vous parait bien calme, les développeurs ont parsemé occasionnellement des puzzles pour ralentir votre progression. Ici, rien de bien méchant, souvent des mécanismes à actionner en équipe pour vous déblayer un chemin, classique; mais efficace. 

Il y a bien des puzzle simple à résoudre en équipe sans pression !

Forcément des plus compliqués .. mais très loin d’être insurmontable !

Amicia tout au long du jeu, récupérera des matières premières pour, lorsque vous trouvez un établi, confectionner votre stock d’alchimie, mais aussi améliorer votre équipement :avoir une fronde moins bruyante, plus solide, ça n’a pas de prix au vu de l’aventure qui vous attend.

Concrètement, les mécaniques de gameplay sont efficaces et les contrôles intuitifs, facile à prendre en main et permettent d’adopter un style différent lors de votre progression. Néanmoins, certains pourraient y voir une certaine répétitivité. En effet, le titre demande aux joueurs d’aller d’un point A à un point B avec au milieu, des hommes de l’inquisition et les rats lâchés dans l’arène. Cependant, la mise en scène, la narration soignée ne permettent pas l’ennui, on cherche toujours à vouloir avancer et connaître la suite.

Techniquement au poil ( de rat ) !

Ne prenons pas de gant, d’un point de vu technique, A Plague Tale : Innocence est majestueux. Bien au-delà des graphismes soignés, la direction artistique est sublime ! Ça transpire le détail et le travail bien fait, les rues sont crades, brumeuses, le moyen-age est très bien reproduit. Les forêts sont automnales avec des teintes orangées et des effets de lumière de toute beauté. Pour le reste, c’est fluide ( quelques rares chutes de framerate, mais rien de particulièrement gênant ) et aucun bug majeur n’a été à déploré lors du test.

Plusieurs séquence scotch à l’écran pour ne pas dire tout le jeu !

Effectivement, quelle maîtrise !

La bande-sonore n’est pas en reste avec une bande-originale signée Olivier Derivière, qui est juste sensationnelle, avec des thèmes toujours justes et qui collent parfaitement à l’ambiance du titre. Elle se décuple de puissance lors des moments importants du jeu, et de l’émotion, ce n’est pas ce qui manque, frissons obligatoires ! L’ambiance sonore en générale est de toute façon de très bonne qualité, ainsi que le doublage français !

Title Here

thumbs-up-icon

Pros
  • Le scénario solide
  • la mise en scène soignée
  • La direction artistique somptueuse …
  • … qui offre un véritable panorama à chaque séquence
  • Les musiques exceptionnelles
  • Des personnages attachants …
  • … qui offrent beaucoup d’émotions
  • L’atmosphère à la fois pesant et envoutant
  • L’ambiance générale du titre
  • Le Moyen Âge  comme si on y était !
  • La VF de qualité

thumbs-down-icon

Cons
  • Des mécaniques qui peuvent s’avérer répétitives pour certains
  • Quelques animations un peu fades
  • L’IA perfectible par moment

 

 

 

 

 

Après une communication intensive chargée de trailer et de carnets de développeur, le titre français de Focus Home Interactive et Asobo Studio arrive enfin ( c'est qu'il est attendu le bougre ! ). L'occasion de voir enfin manette en main les mécaniques de gameplay misent en avant par les équipes…

Avis général

Le verdict ! - 92%

92%

Incontournable

Peu de jeux peuvent se permettre de véhiculer un message d'amour entre un frère et une sœur avec autant de sincérité, d'émotion et de courage, A Plague Tale : Innocence vise juste sur ce point. Avec une narration solide et une direction artistique de haute volée, le titre se place aisément parmi les plus réussis de ce premier semestre. Alors oui, il ne plaira pas à tout le monde, du moins ceux ayant un esprit trop critique avec les jeux narratifs, mais de notre côté, nous préférons féliciter Asobo Studio et Focus Home Interactive pour cette claque qu'on est pas prêt d'oublier. Merci !

Avis des lecteurs: 4.53 ( 2 votes)
92