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Doom – Le Test !

ID Software ressort un grand classique des années 90, le FPS culte Doom ! La dernière incursion de notre Marine remonte à 2004 : Doom 3 s’écartait du concept de base pour y intégrer des éléments horrifiques. ID Software compte bien faire revivre les sensations originelles de ces premiers FPS à la Doom, Quake ou encore Unreal ! Pari tenu pour ce reboot ? Verdict dans notre Test, les amis !

Vos yeux s’ouvrent peu à peu, sentant la froideur du métal sur votre peau, implacable et paralysante. Vous débarrassant à la hâte de vos liens, vous émergez d’un sommeil bien trop long. Mais quel est cet endroit ? L’odeur du sang vous monte dans les narines, des râles inhumains s’accentuent dans la pénombre. Pas le temps de prendre un café, il faut bouger de là au plus vite. Vous empoignez une arme abandonnée dans ce chaos, une porte s’ouvre…

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Doom plonge directement le joueur dans le feu de l’action, mettant bien souvent le scénario quasi inexistant aux oubliettes, de manière volontaire. Votre héro préférant aller défourailler tout ce qui pourrait être animé d’un semblant de vie ! Dès les premières secondes, on est pris à la gorge par la nostalgie des FPS des années quatre-vingt-dix. Tout est là pour rendre hommage à l’age d’or du jeu de tir à la première personne : on y retrouve des ennemis à la pèle littéralement explosés à coup d’armes classiques : du fusil à pompe au fusil à plasma, sans oublier le lance-roquette des familles ! Ces armes sont équipés de tirs secondaires qu’il est possible de modifier à votre guise en fonction de votre style de jeu, ou de ce qui se présente à vous en terme de créatures cauchemardesques. Des munitions et de la vie sont semés par-ci, par-là, mais il est également possible d’en récupérer sur vos ennemis après avoir exécuté des Glory Kills, genre de fatalités où la créature est mise en pièces de diverses manières ultra gore, y laissant des litres d’hémoglobine accompagnés de munitions et de kit de vie. Dans les situations critiques où ces deux paramètres vitaux viendront à vous manquer, vous pourrez sortir la tronçonneuse faisant couler un maximum d’objets précieux pour sortir la tête haute de l’univers infernal de Doom !

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Le vice oldschool est aussi poussé jusqu’au level design du jeu avec ses niveaux délimités en zones sur plusieurs étages et renfermant divers secrets à collecter. Cependant, il faudra fouiller, prendre de l’élan et sauter pour arriver à une plate-forme précise, ou encore se faufiler dans des ventilations pour découvrir cette petite sale cachée renfermant de précieux trésors. Les sauts et double sauts sont de la partie et on retrouve bien vite les bons vieux GameOver dus à un saut raté vous propulsant inexorablement dans le vide. Il vous faudra donc user du bouton saut avec parcimonie ! Mais ce n’est vraiment pas ce qui vous donnera du fil à retordre dans le jeu. Le bestiaire, assez varié, vous permettra de découvrir de charmantes créatures démoniaques aux particularités plutôt distinctes que pour opter pour une autre stratégie ou d’armes ! L’IA est vraiment très bien conçue : les ennemis n’hésiteront pas à se mettre à couvert, ramper sur les murs ou vous prendre à revers !

Une flopée de modes de difficultés vous attend une fois le jeu fini, plongeant à nouveau le joueur dans un cauchemar où les réflexes pures lui sauveront la mise. Certains pourront essayer de battre des records en speedrun, on peut le faire avec n’importe quel titre me direz-vous. Oui et non, l’ambiance rétro du jeu incite bien plus le joueur à se dépasser dans Doom que dans n’importe quel autre FPS actuel . Simplement par le biais de son level design parfois labyrinthique où il vous faudra, comme à la bonne époque, récupérer des cartes magnétiques de certaines couleurs ouvrant des portes précises qui débouchent sur d’autres étages ou parties de niveaux qui amènent au boss puis à la fin du chapitre, ainsi de suite !

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Assez inégale sur le plan graphique, le jeu propose des panoramas très réussis de Mars : notamment dans les phases externes, la plupart du temps vous serez confiné dans complexes scientifiques, la variété des décors n’est donc pas vraiment au rendez-vous.. Mais on ne s’explique pas la différence entre les textures, certains très abouties aux reflets sanguinolents du plus bel effet et d’autres textures bien moins propres voir grossières. Mais un élément non sans importance rattrape ce manque de constance, c’est le nombre d’images affichées par secondes. Cadencé à 60 FPS, Doom se dote d’une fluidité très agréable et vitale pour un jeu de cette trempe. En matière de nervosité et de dynamisme, les fous furieux de la gâchette y trouveront leur compte. Nous n’avons pas rencontrés de ralentissements dans les phases de gameplay, au détriment de temps de chargement un peu longuets, il faut l’avouer.

La question de l’ambiance sonore est plutôt assujettie au débat. Certains diront que c’est assez morne, vide et aurai pu être égayée de gros riffs de guitare metal mais la direction sonore est plutôt orientée Dark Ambiant tendant vers l’Industriel et la musique martiale. On retrouvera donc des nappes sombres teintés de quelques distorsions en ce qui concerne les lignes de synthé, le tout élevé par des tambours à l’écho glacial d’un planète d’où personne ne vous entendra crier. La bande original est donc plutôt fidèle au climat de Mars en proie aux forces maléfiques et à la solitude de notre héro dans ce vaste champ de désolation, de quoi ravir musicalement les amateurs d’artistes tels qu’Arditi, Legionarii ou Across The Rubicon.

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