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[AVIS] The Elder Scrolls V: Skyrim Anniversary Edition sur Switch 2 – Le Test !

On ne présente plus The Elder Scrolls V: Skyrim. Depuis sa sortie originelle en 2011, le chef-d’œuvre de Bethesda a colonisé presque toutes les plateformes imaginables, du PC à la réalité virtuelle, en passant par les consoles de salon et même les réfrigérateurs connectés dans l’imaginaire collectif. Cependant, l’arrivée de la Nintendo Switch 2 marque une étape charnière. Là où la première Switch proposait un portage « miracle » mais techniquement limité (30 FPS instables, résolution 720p souvent floue), cette Anniversary Edition sur la nouvelle console de Nintendo promet enfin la parité visuelle avec les versions PS5 et Xbox Series X, tout en conservant l’aspect nomade. Pour un testeur, l’enjeu est double : vérifier si le bond technique est réel et si l’ajout du contenu « Anniversary » (Creation Club, pêche, survie) s’intègre harmonieusement sur ce support. Dès le lancement, on sent que la puissance supplémentaire de la Switch 2 est mise à contribution, notamment via l’utilisation du DLSS qui offre une netteté d’image inédite sur console portable. Pourtant, malgré son âge vénérable, Bordeciel parvient encore à diviser la critique sur ses choix de performance, notamment ce verrouillage persistant à 30 images par seconde qui fait grincer des dents. Est-ce l’ultime version portable ou une simple mise à jour cosmétique de trop ? Plongeons dans les pics enneigés de Tamriel pour le découvrir.

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Scénario

Sur le plan narratif, l’expérience reste identique à ce que nous connaissons depuis quatorze ans, mais elle gagne en épaisseur grâce à l’inclusion native de tous les contenus du Creation Club. Le scénario principal, qui vous place dans la peau de l’Enfant de Dragon (Dovahkiin) pour empêcher le retour d’Alduin et la fin du monde, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce qui rend cette version Switch 2 intéressante, c’est la manière dont les nouvelles quêtes introduites par l’Anniversary Edition (comme « Gallows Hall » ou « The Cause ») sont parsemées organiquement dans le monde. Ces ajouts apportent une nostalgie bienvenue en faisant référence à Morrowind et Oblivion, tout en offrant des récompenses puissantes comme de nouvelles armures et sorts. Le conflit civil entre les Sombrages et l’Empire gagne une dimension dramatique supplémentaire grâce à la distance d’affichage accrue, permettant d’observer les feux de camp des camps militaires depuis les sommets les plus éloignés, renforçant l’immersion dans un pays en proie au chaos. La liberté d’écriture de Bethesda reste inégalée : on peut toujours ignorer la menace draconique pendant cent heures pour devenir le maître de la Guilde des Voleurs ou un simple fermier via la nouvelle mécanique d’agriculture. L’écriture des quêtes secondaires demeure le point fort, avec des histoires souvent plus mémorables que la trame principale. Que vous choisissiez de sauver le monde ou de collectionner des papillons, le scénario de Skyrim sur Switch 2 reste un puits sans fond de micro-récits qui, mis bout à bout, créent une expérience personnelle et unique.

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Gameplay

Le gameplay de Skyrim sur Switch 2 conserve sa robustesse légendaire tout en introduisant des nouveautés matérielles spécifiques. La grande force de cette version est l’ajout du Mode Souris dynamique via les Joy-Con 2, offrant une précision PC-like pour les archers et les mages, même si l’ergonomie demande un temps d’adaptation certain. Le système de progression « on apprend en faisant » n’a pas pris une ride et reste l’un des plus gratifiants du RPG occidental. Cependant, tout n’est pas parfait. Le lancement a été entaché par un input lag (latence des commandes) sévère, particulièrement en mode portable, rendant les combats parfois « mous » ou imprécis. Heureusement, le patch 1.02 déployé par Bethesda a considérablement corrigé ce problème, redonnant au titre sa réactivité d’antan. Le mode survie, inclus par défaut, transforme radicalement l’approche du gameplay : la faim, la fatigue et surtout le froid glacial de Bordeciel deviennent des adversaires aussi redoutables que les dragons.

La Switch 2 gère parfaitement ces surcouches de gameplay sans ralentissement, même lors des tempêtes de neige les plus denses. On regrette toutefois que Bethesda n’ait pas profité de cette puissance pour proposer un mode 60 FPS constant. Si les donjons atteignent parfois cette fluidité (depuis le déverrouillage partiel du framerate dans les dernières mises à jour), l’exploration en extérieur reste majoritairement capée à 30 FPS, ce qui est décevant pour un jeu de 2011 sur une console de 2025. Malgré cela, la portabilité et les contrôles gyroscopiques (toujours présents et excellents pour la visée à l’arc) en font une version extrêmement plaisante à jouer entre ses mains.

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Graphismes

C’est ici que la Switch 2 montre ses muscles. Oubliez le rendu terne et flou de la première Switch ; nous sommes ici face à un rendu qui flirte avec la 1440p dynamique en mode docké et du 1080p natif en mode portable. Grâce au DLSS, l’aliasing est quasiment éradiqué, offrant des lignes nettes sur les armures et les structures en pierre de Markarth. La distance d’affichage (LOD) a fait un bond de géant : on peut désormais voir la végétation dense et les détails des forts à des kilomètres, là où la version précédente n’affichait que des polygones simplistes. Les effets de lumière et de brouillard volumétrique ont été revus à la hausse, créant des ambiances forestières sublimes à l’aube. La densité de la flore a également été augmentée, rendant les plaines de Blancherive beaucoup moins vides. Cependant, ce déluge visuel a un prix : le jeu pèse désormais plus de 53 Go, contre 13 Go auparavant, un sacrifice nécessaire pour des textures haute résolution.

On note tout de même quelques bugs visuels hérités du vieux moteur, comme l’eau qui scintille de manière étrange ou des collisions d’objets capricieuses. Mais globalement, le plaisir de voir Bordeciel avec une telle clarté sur un écran OLED portable est immense. Les ombres sont plus précises, les reflets sur les armures polies sont réalistes, et le rendu global donne enfin l’impression de jouer à une version « Next-Gen » d’un classique intemporel.

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Bande Sonore

L’aspect sonore reste l’un des piliers inaltérables de l’expérience. La partition magistrale de Jeremy Soule résonne avec une clarté nouvelle sur le hardware de la Switch 2, qui semble mieux gérer la spatialisation audio (surtout au casque). Les chants grégoriens du thème principal donnent toujours autant de frissons, tandis que les sons d’ambiance — le vent sifflant dans les cols de montagne, le craquement de la glace, ou les cris lointains des harfreuses — participent activement à cette immersion totale. Les doublages français, bien que connus par cœur par les vétérans, conservent leur charme malgré les répétitions célèbres des gardes (« Moi aussi j’étais un aventurier… »).

La version Anniversary ajoute de nombreux nouveaux sons liés aux contenus du Creation Club, comme les bruits de moteur des automates dwemers inédits ou les thèmes spécifiques aux nouvelles quêtes. Un point positif notable est l’absence de compression audio qui affectait parfois la version Switch originale ; ici, les sons sont riches et profonds. Que ce soit le rugissement assourdissant d’un dragon survolant votre position ou le silence pesant d’un tertre nordique, la bande sonore remplit son rôle à 100%, transportant le joueur dans un autre monde dès les premières notes de lyre. C’est une composante qui n’a pas vieilli d’un iota et qui justifie à elle seule l’attachement des fans à cet univers.

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Conclusion

En définitive, The Elder Scrolls V: Skyrim Anniversary Edition sur Switch 2 est une proposition douce-amère. D’un côté, nous avons enfin la version portable « ultime » dont nous rêvions : visuellement superbe, riche d’un contenu colossal et dotée de temps de chargement divisés par quatre par rapport à la Switch 1 (environ 10 secondes pour sortir d’un bâtiment). De l’autre, on ne peut s’empêcher de pointer du doigt une certaine paresse de Bethesda qui, malgré la puissance de la machine, n’offre pas un 60 FPS stable en extérieur, se contentant d’un 30 FPS certes solide mais daté. Les soucis de latence du lancement ont été corrigés, rendant le jeu parfaitement recommandable aujourd’hui, mais le prix élevé pour un titre vieux de 14 ans reste un frein pour beaucoup. Néanmoins, pour celui qui n’a jamais fait Skyrim ou pour le fan absolu qui veut emporter la meilleure version possible dans son sac, c’est une réussite incontestable. Bordeciel n’a jamais été aussi beau dans le creux des mains, et la richesse du contenu « Anniversary » garantit des centaines d’heures de jeu. Skyrim est éternel, et cette version Switch 2 en est la preuve éclatante, malgré ses quelques cicatrices techniques.

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