Menu

Control – Le test !

Un nouveau jeu Remedy Entertainment résonne toujours comme un événement ! D’autant plus quand les développeurs de Max Payne retournent au jeu multiplateforme après Alan Wake et Quantum break, exclusifs à la XBox de Microsoft. Portant le nom de code P7 au lancement du projet en 2017, le jeu devient Control lors de son annonce officielle lors de le3 2018 pendant la conférence de Sony Interactive Entertainment. Édité par 505 Games, c’est un jeu d’action narratif à la troisième personne. Ce TPS avec des vertus de surnaturel, peut-il alors devenir un classique du genre ? Pour le savoir, découvrez notre test de Control réalisé sur Playstation 4 Pro. Le titre est également disponible sur PC et Xbox One depuis le 27 août au prix de 59.99€ dans sa version standard et 79.99€ pour la deluxe.

 

Une situation hors de Control ?

La composante scénaristique se dévoilant progressivement, vous incarnez Jesse Faden propulsée directrice du bureau fédéral de Contrôle, bien malgré elle ! En effet, alors qu’elle franchit la porte de cette agence gouvernementale clandestine pour avoir des réponses à ses questions ( elle soupçonne l’organisation de la captivité de son frangin 17 ans auparavant ). Lors de son entrée dans le bâtiment, déserté et avec des employés en lévitation, Jesse va vite se rendre compte du mystère qui entoure ce bâtiment pendant la rencontre avec l’ancien directeur … Car oui, la nouvelle directrice, c’est vous ! Le bâtiment lui, est sous le contrôle d’une entité maléfique appelé le Hiss.

Votre arrivée au bureau fédéral du contrôle, désert .. mystère !

Control, c’est un peu comme ce bonbon acidulé, au début ça pique, mais quelques secondes plus tard, ça glisse tout seul. En effet, après un début énigmatique et très mystérieux, le scénario se découvre en même temps que la progression du joueur, ce que l’on peut en dire, c’est la maîtrise de l’écriture dont les équipes de Remedy ont fait preuve. L’envie d’avancer se fait toujours ressentir et il devient très difficile d’éteindre sa machine tant la curiosité attire nos petits cœurs de joueurs. Malgré tout, Remedy est un grand fan des documents à récolter et use de ce procédé ce qui casse un peu le rythme de l’aventure. Un conseil, ne foncez pas tête baissée et farfouiller chaque endroit pour récupérer les documents qui alimentent l’univers du titre. Toutefois, beaucoup de ces derniers ne paraissent pas des plus utiles comme ça l’était dans Quantum Break en son temps.

Vous en croiserez des personnes en lévitation dans Control !

Une arme, des pouvoirs et tout est dépeuplé !

Entrons un peu plus en détail dans le titre et explorons un peu ce que nous concocte le gameplay. L’originalité de Control provient dans la faculté qu’a l’environnement à changer d’apparence. Pour faire simple, l’architecture se décompose et se recompose passant souvent de forme géométrique complexe à une architecture plus traditionnelle lorsque vous allez purifier un endroit du bâtiment. En effet, pour faire reculer le Hiss, on le rappel, qui est la menace à l’intérieur du bureau sous forme d’une entité prenant possession des employés, il faudra que Jesse purifie certaines zones. Par ailleurs, une fois la zone purifiée et la mainmise du Hiss sur les différentes zones de l’ancienne maison ( nom donné au QG ) sur le recul, vous allez pouvoir faire des voyages rapides entre ces zones. Attention toutefois, en cas de mort, vous serez redirigé vers le dernier checkpoint ( qui se trouve être la dernière zone purifiée ) et vous devrez recommencer votre progression.

L’environnement est aussi important que l’héroïne elle-même ! Bluffant !

Pour faire reculer le Hiss et ses soldats, vous serez équipés d’une arme un peu spéciale. L’arme de service qui fait de vous l’élue, est la seule et unique arme sur laquelle vous allez devoir compter. Cette arme vivante prend en effet six formes différentes, passant de l’arme de poing au fusil à pompe et vous allez alterner selon les différentes situations qui se dresseront devant vous. Ici, point de munitions à ramasser, celles-ci sont illimitées et vous devrez simplement attendre que l’arme de service se recharge d’elle-même, en espérant que vous serez à couvert pendant ce laps de temps. Un petit point sur l’IA qui ne brille pas par son intelligence, les soldats avancent en tirant dans le tas et ne viendront que très rarement vous déloger si vous êtes à un endroit stratégique. Ce manque est plus ou moins compensé par des vagues d’ennemis et le fait que votre santé ne se régénère pas automatiquement.

L’arme de service prend plusieurs formes, vous alternerez selon les situations !

Si vous trouvez que votre arme est trop has-been, Jesse dispose de pouvoirs surnaturels qui se débloquent en progressant dans le jeu. Des pouvoirs qui vont s’avérer bien utiles tout le long de votre aventure et qui vous donneront un surplus de puissance ! Bien calibrés, les combats offrent aux joueurs des scènes intéressantes, nerveuses et oppressantes. Que ce soit l’arme de service ou les pouvoirs, il sera offert aux joueurs la possibilité d’accroître les performances avec des mods et même de crafter singulièrement ceux-ci avec différentes ressources récoltées sur le terrain. Par ailleurs, Control utilise un arbre de compétence de ce qui a de plus classique dans nos jeux actuels afin d’améliorer les aptitudes de Jesse.

Les pouvoirs, c’est le pied absolu !

Un petit mot sur la progression et les différents types de mission que l’on rencontre dans Control, celle-ci s’effectue de manière classique, outre les missions principales qui feront avancer l’intrigue, on note des quêtes secondaires qui vous feront en apprendre plus sur le Hiss et l’ancienne maison. Vous trouverez également des défis dénommés Contre-mesures du comité, qui vous demanderont par exemple de tuer cinquante gardes du Hiss sans mourir afin de remporter des mods personnels et améliorer vos équipements. Ces défis sont accessibles via les zones que le joueur purifie.

Techniquement sous Control ?

Ne boudons pas notre plaisir visuel, malgré une teinte à dominante grise et rouge, Control reste réussi graphiquement, mais reste inégal, de jolis effets de lumière par-ci par-là, disons que c’est un titre qui reste tout à fait acceptable en 2019, ni plus ni moins. La direction artistique est soignée et tente de se renouveler malgré que nous sommes coincés dans un établissement gouvernemental. Control pèche par son manque de fluidité lors des combats qui demanderont beaucoup d’affichages de particules à l’écran, explosions en tous genres par exemple et ce, même sur PS4 Pro !

Des chutes de framerate se font ressentir lorsqu’il y a beaucoup de particules à l’écran ( ce qui n’est pas le cas sur l’image )

Pour être tout à fait honnête, les décors sont semi-destructibles et offrent de vraies scènes de combat dignes des plus grands films d’action. Éclats de vitres, les papiers sur les bureaux qui volent, des écrans d’ordinateur qui explosent, le tout accompagné de pouvoirs qui offrent de réels effets sur la mise en scène. La modélisation de notre héroïne et des PNJ sont tout à fait acceptables, mais on dénote une très mauvaise synchronisation labiale qui a pour effet que le personnage parle après le mouvement de ses lèvres ! Ennuyeux pour l’immersion. La VF de son coté manque de cohérence, ce qui est regrettable.

La modélisation est de bonne facture, dommage que la VF ne rend pas hommage et que la synchronisation labiale soit en vacance !

Title Here

thumbs-up-icon

Pros
  • L’écriture maitrisée
  • Les pouvoirs !
  • Le bâtiment modulable
  • La vision artistique brillante et originale
  • Le moteur physique
  • Une montée en puissance et un contrôle parfait
  • Entièrement en français
  • Le sound design
  • Une durée de vie correcte
  • Des combats nerveux et explosifs …

thumbs-down-icon

Cons
  • … qui font chuter le framerate ( même sur PS4 Pro )
  • La synchronisation labiale à l’ouest !
  • La VF
  • L’IA qui bat en retraite trop souvent !
  • Le système de checkpoint qui oblige à refaire des séquences !
  • Le début de l’aventure un poil poussif
  • Des animations un peu en retrait lors de certaines cinématiques
  • Beaucoup de documents à collecter qui cassent le rythme !

Un nouveau jeu Remedy Entertainment résonne toujours comme un événement ! D'autant plus quand les développeurs de Max Payne retournent au jeu multiplateforme après Alan Wake et Quantum break, exclusifs à la XBox de Microsoft. Portant le nom de code P7 au lancement du projet en 2017, le jeu devient…

Avis général

Le verdict ! - 80%

80%

Très bon !

Control est un condensé du savoir-faire de Remedy, non dénué de défaut et de certaines maladresses. Malgré une certaine linéarité, le titre est brillant dans sa structure et sa construction, bien écrit et joliment réalisé ! On passe un excellent moment avec mlle Faden et on a hâte de voir l'après Control pour les papas de Max Payne !

Avis des lecteurs: 4.7 ( 1 votes)
80