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[AVIS] Cyberpunk 2077 – Le Test !

Attendu depuis pas moins de 8 ans, Cyberpunk 2077 est le dernier jeu du studio polonais CD Projekt Red, les papas de The Witcher ! Après le succès mondial de The Witcher, et avec une campagne marketing qui a présenté Cyberpunk 2077 comme le jeu de l’année, voir de la décade, l’attente a été interminable pour tous les joueurs, surtout après beaucoup de reports de la date de sortie.

Le jeu est sorti il y a quelques semaines, et après avoir pu recevoir une copie PS4, voici notre test complet du jeu, qui a été testé sur PS5 ! Merci à Bandai Namco pour la copie, en passant ! Voyons donc de quoi il en retourne dans ce titre très décrié depuis sa sortie !

 

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Avant de passer aux aspects techniques à la ramasse du jeu, concentrons nous sur le fond : son histoire et son gameplay. Après avoir passé la création de votre personnage, qui est vraiment ultra complet comme vous avez pu voir avec le choix de la taille de votre sexe, ou encore les créations de personnages célèbres qui sont apparues sur le net, le jeu vous propose de choisir d’incarner trois types de personnages aux backgrounds différents.

Mais que vous incarniez le Corpo, le Nomade ou le Gosse des Rues, seule l’introduction du jeu change, car le choix n’est vraiment pas important pour le reste de l’aventure. En effet, vous incarnerez toujours V, le héros du jeu. Enfin, héros à mi-temps, car il partage son esprit avec une star de Rock décédée dans un attentat terroriste : Johnny Silverhand ! Cette cohabitation psychique est le résultat d’une puce défaillante qui abrite aussi bien les souvenirs que la personnalité de Johnny (incarné par le grand Keanu Reeves).

Malheureusement, cette défaillance a des conséquences énormes et vous met sur la sellette. Le scénario décousu de Cyberpunk 2077 aborde des thèmes comme le transhumanisme, mais aussi des thèmes sociaux et politiques. L’impression de déjà-vu est omniprésente et le scénario est fortement inspiré de films comme Blade Runner, Ghost in the Shell, Gunnm pour certains aspects… Rien de surprenant et de substantiellement intéressant, à vrai dire !   

 

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Le souci avec le scénario et l’univers de Cyberpunk, c’est le grand nombre de clichés sur l’univers cyberpunk. Ce n’est pas une histoire de réalisme, mais plutôt de cohérence, on a du mal à être convaincu par cet univers qui semble si faux et creux. Même constat pour les personnages, pas très convaincants, on a du mal à s’immerger dans leurs histoires, à de rares exceptions près comme Panam ou Judy.

Certaines phases de jeu proposent des événements qui se veulent émouvants, mais la plupart des joueurs n’éprouveront que peu d’empathie par rapport à la mort de votre “meilleur ami” que l’on a fréquenté une heure manette en main. Les très nombreux écrits à ramasser sont souvent désuets d’intérêt, comme vous pouvez le constater dans un exemple dans les captures d’écran de ce test.

Grosso modo, les scénarios rencontrés dans Cyberpunk 2077 se laissent suivre, mais on ne les vit pas. On a la constante impression d’avoir du mal à y trouver sa place, l’immersion en prend un coup énorme, et les bugs du jeu, mais aussi le gameplay renforce ce manque d’immersion constant.

 

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Alors que The Witcher est un jeu à la troisième personne, Cyberpunk 2077 opte pour du FPS et on ne peut pas dire que les développeurs aient été très inspirés. Les sensations sont très hasardeuses, par exemple dans les déplacements où l’on se retrouve coincé dans le décor, ou que V reste accroupi, ou impossible à sauter, les exemples ne manquent pas. Je me suis retrouvé 20 ans en arrière, à l’époque de Shogo, Mortyr, Turok, Sin et autres FPS aux déplacements rigides et qui essayaient tant bien que mal de s’inspirer d’Half Life, la référence du genre à l’époque. N’espérez donc pas une exploration fluide à la manière de Dying Light ! Ici, même les combats ne proposent pas de sensations qui auraient pu nous permettre une meilleure immersion. Les phases de shoot ne sont pas fun, et une fois compris l’optimisation des armes, on one shot en difficulté maximale n’importe quel ennemi. C’est barbant à souhait, surtout que les activités annexes sont ultra répétitives, mais nous y reviendront.

Aussi, le jeu propose des combats à mains nues, tout aussi hasardeux que le reste, on a du mal à bêtement viser, et malgré que ça soit assez complet (garde, coup faible, coup fort, garde, possibilité de pousser et finalement un uppercut). Dieu merci, il y a seulement 4 combats en ring dans les missions annexes du jeu, au même titre que les courses de rues au nombre de 4, c’est rachitique, mais il semble que les développeurs aient abandonné ces deux aspects du jeu qui auraient pu avoir plus de missions dédiées. Et c’est pas plus mal à vrai dire, car oui, la conduite est aussi éclatée au sol. Sans parler des bugs, les phases de conduite ne sont ni arcade, ni simulation, ou en fait si, ça rappelle plutôt les jeux de simulation automobile allemands. Les sensations ne sont pas là, les accidents stupides sont légion et une mini-map qui induit en erreur et qui résulte en des virages ratés, malgré 70h de jeu dans les pattes.

Cerise sur le gâteau, il est possible d’appeler sa voiture / moto, à la façon d’un cheval dans The Witcher ou Assassin’s Creed, mais malheureusement, les véhicules apparaissent les deux tiers du temps super loin ou sur une route suspendue, alors que vous êtes sur la route d’en dessous. C’est pénible, oui, mais ce n’est malheureusement pas tout !

 

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Cyberpunk 2077 aborde d’office les technologies informatiques, et notamment le hacking. Il est possible de distraire les ennemis avec les appareils à proximité, de faire des reconnaissances avec les caméras, de faire exploser des pièges… Mais c’est très rébarbatif, et pas forcément efficace vue l’intelligence artificielle des ennemis, tout simplement bâclée. On aura donc plutôt tendance à rentrer dans le tas, courir sur l’objectif, et partir fissa, en éliminant toute résistance, ou pas. C

ertains ennemis se cachent derrière des éléments du décor et restent tout simplement immobiles, à moins de vraiment vouloir vous déplacer jusque là, vous prendrez la poudre d’escampette, avec certes quelques Eddies (monnaie du jeu) en moins pour ne pas avoir opté pour plus de discrétion. Les conséquences ? Aucune, juste un peu moins d’argent qui serviront surtout à devoir acheter tous les véhicules du jeu pour le trophée. (et encore, il faudra user d’un glitch pour obtenir assez d’argent pour acheter tous les modèles, car une fois le jeu terminé à 100% vous remarquerez que vous êtes loin d’avoir assez d’argent et plus aucne activité qui en rapporte).

Le jeu ne nous pousse clairement pas à adopter une approche furtive, aussi par son level-design parfois trop simpliste et qui invite à l’action, contrairement à un titre comme Watch Dogs Legion où l’on prend vraiment son pieds à exploiter les diverses techniques de hacking pour arriver à ses fins (certes, le gameplay de ce dernier est aussi plus ergonomique). 

 

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Pas folichon pour le moment, mais on peut se rattraper avec les multitudes d’activités annexes, les nombreux PNJ avec qui discuter et avec qui coucher comme promis, me direz-vous ? Et bien non, Night City semble si vide, seulement quelques PNJ qui se baladent, des stands de nourriture où il est parfois possible de s’asseoir, mais rien de vibrant. On ne sent pas d’âme dans les personnages que l’on rencontre, avec peu de dialogues, et non pas possible de coucher avec n’importe qui, mais seulement des protagonistes importants liés aux scénarios (principaux + secondaires) et des prostituées. Les gens ne font que se balader, ou zoner, vous ne verrez pas vraiment d’activités et d’animations qui vous feront tilter en mode “ dingue, on a l’impression de visiter une vraie ville”, non.

Encore une fois, je ne parle pas de réalisme, mais simplement de cohérence, et de cohésion avec l’univers que CD Projekt nous a vendu les sept précédentes années. Outre les activités comme les courses auto (4) et les combats (4), il est possible de faire des missions annexes, tantôt intéressantes, d’autres moins, mais sans jamais vous procurer un “ Wow ! “ de surprise ! Le pire, ce sont les activités du NCPD, la police du jeu, qui pullulent sur la carte et qu’il faudra terminer si vous souhaitez obtenir le platine. Et vraiment, niveau répétitivité, il n’y a plus aucune gêne. Cela se passe de la manière suivante : vous sélectionnez le point de mission sur la carte, une fois sur place, vous voyez des ennemis autour d’une cible, par exemple une valise, une victime… Vous défouraillez tout ce qui bouge, vous prenez ce qui est dans la valise, ou escortez le pauvre malheureux en lieu sûr et basta. Alors que Skyrim proposait malgré tout des donjons variés, avec des ennemis différents, ou tout du moins essayait de proposer une approche / décor / disposition / nature de mission différente, ici Cyberpunk 2077 se contente du minimum syndical en termes de créativité.

C’est simplement incompréhensible, vu le nombre d’années de développement (EDIT: il a été confirmé que le jeu n’a eu que 4 ans de développement et que les premières vidéos n’étaient pas basées sur un quelconque développement en cours) , on aurait espéré un monde vivant avec des missions qui invitent à l’exploration, et pour lesquelles on aurait pu s’attarder, s’amuser à essayer telle ou telle tactique, mais rien de tout ça. Au final on se contente de faire comme les développeurs, le minimum, par manque d’originalité, de diversité et d’intérêt des missions.

 

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Mais en tant que fan de RPG, y trouvons-nous notre compte ? Oui et non. Les arbres de compétences sont ultra complets, que ça soit les combats en fonction des armes (armes de poings, fusils et mitrailleuses, fusils à pompe, mais aussi lames et armes contondantes), le hacking, la force pour enfoncer certaines portes par exemple, mais aussi des améliorations liées à votre corps disponibles chez les Charcudocs comme l’endurance et pouvoirs particuliers tel le double saut, élément indispensable pour faciliter l’exploration qui n’est pas très enchanteresse !

Il est donc possible de se faire des builds ultimes, surtout que les armes sont plutôt intéressantes et entièrement customisables. A la manière d’un Borderlands, les armes ont des particularités spécifiques qu’on peut améliorer en y ajoutant des modules élémentaires, ou qui améliorent des aspects de vos compétences en les renforçant, parfois au détriment de la charge maximale que vous transportez ou votre vitesse de marche, par exemple. Il y a clairement de quoi s’occuper un moment, fabriquer des armes, améliorer les pièces d’équipement et son corps cybernétique, mais là aussi, il suffit d’optimiser telle ou telle pièce avec telle compétence pour tout simplement rouler sur le jeu !

Aussi, même si c’est possible de faire plusieurs builds, l’intérêt est néant, car vous ne rencontrez jamais un seul moment où il faudra un build spécifique pour continuer. Seuls les bugs peuvent vous empêcher de continuer…

 

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Et oui, même sur PS5, le jeu est truffé de bugs, on a l’impression de jouer à la bêta du jeu en permanence, ce qui, vous l’imaginez bien, réduit énormément l’immersion dans l’univers Cyberpunk 2077 !  Entre les crash du jeu toutes les heures, les ennemis qui apparaissent de nulle part, des quêtes buggées irrécupérables si vous n’avez pas une sauvegarde, les bugs liés au moteur physique qui a été développé en même temps que le jeu, à la manière de rails de train que l’on ajoute en même temps que le train avance…

Nous n’allons pas nous attarder plus sur les bugs, tout le monde a vu les vidéos et nous sommes sûrs que CD Projekt Red arrivera à tout peaufiner dans l’année (ou tout du moins on l’espère). 

 

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Visuellement, Cyberpunk 2077 propose certains visuels intéressants, notamment dans le centre-ville, avec ses bâtiments énormes et design, flanqués de publicités futuristes. Mais globalement l’univers visuel est un peu en demi-teinte, il y a beaucoup de clichés par rapport au thème Cyberpunk, qui tire plus sur le Fantasy que le réalisme qu’on a pu voir dans Watch Dogs Legion qui lui, offre une certaine cohérence et une immersion via son futur réaliste.

Le character design des personnages est plutôt loufoque et nous extirpe un peu du jeu. Alors que des films comme Le Cinquième Élément ou Judge Dredd proposent des costumes loufoques, voire ridicules, ça cadre avec l’esprit du reste, mais Cyberpunk 2077 a du mal à proposer une réelle identité, malheureusement. L’overdose de néons et de décorations pas toutes très inspirées résultent dans une impression de vide derrière ces myriades de couleurs.

Les décors en intérieurs sont plus réussis, peut-être un peu moins répétitifs aussi. Mais sans conteste, les dizaines de modèles de voitures ont des design ultra réussis ! Des modèles futuristes inspirés des voitures des années 70 à 80, tout simplement sublimes ! Même constat pour les motos, qui affichent des designs un peu moins diversifiés que les voitures, mais elles restent vraiment sublimes !

 

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Niveau bande-son, le jeu propose un large choix de musiques et de styles : électro dubstep, rock à voix claires pour minettes, du black metal, du metal industriel… Malheureusement, amis mélomanes, tout sonne très générique et cliché, il n’y a absolument pas un titre qui arrivera à sortir du lot. Parfois, le jeu propose un riff de guitare simpliste et répétitif, simple, mais efficace, comme par exemple la musique du menu du jeu. Mais rien de très substantiel ou qui arrivera vraiment à vous entraîner dans l’univers du jeu comme on a pu entendre dans les excellentes bande-sons des jeux Doom !

Les doublages français sont moins réussis que les doublages anglais originaux, on rencontre souvent des problèmes d’interprétations comme par exemple certains dialogues surjoués ou avec une intonation à côté de la plaque. Le résultat est plutôt drôle, sans pour autant être catastrophique, mais une fois de plus, ça entache l’immersion générale du jeu.

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Concernant les trophées, on pestera sur les bugs qui nous empêchent de terminer certaines missions secondaires et dont il faudra attendre un patch. Aussi, les points de compétences sont fixes, il faudra donc recommencer le jeu ou prendre une très vieille sauvegarde afin de réussir un ou l’autre trophée qui exige une compétence de haut niveau spécifique (ou utiliser un glitch d’XP).

Pour ce qui est d’acheter l’intégralité des voitures, il faudra ruser avec un autre glitch, car même après avoir réussi absolument toutes les missions, vous n’avez pas assez d’argent comme dit précédemment dans ce test ! Le reste des trophées est plutôt abordable, mais répétitif, surtout pour ce qui est de terminer l’intégralité des missions qui se suivent et se ressemblent….

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Néanmoins, Cyberpunk se laisse jouer, et si CD Projekt Red avait plutôt misé sur le développement et moins sur le marketing, nous aurions à coup sûr pu avoir un résultat très intéressant avec un scénario plus peaufiné, un gameplay au goût du jour, et de réelles missions annexes, originales et moins répétitives ! Mais si la forme changera avec l’arrivée de la version next-gen, le fond semble vouloir rester en l’état, et on espère que les DLC pourront ajouter un peu d’âme à ce FPS vendu comme révolutionnaire au fil des années.