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We Happy Few – la preview !

We Happy Few est un jeu développé par Compulsion Games et actuellement en alpha. Il s’agit d’un FPS/survie où le joueur doit parvenir à passer incognito dans un monde orwellien à souhait. Ce titre a réussi à récolter plus de 330 000 € lors de sa campagne Kickstarter. Reste maintenant à voir s’il les vaut !

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1984

Pour le moment, le contenu de We Happy few n’est disponible qu’à hauteur de 50 %. Il s’agit d’une alpha qui ne nous donne qu’un maigre aperçu de ce que sera le jeu complet. Mais il faut avouer qu’il déjà prometteur.

En effet, une fois le jeu lancé, on se retrouve propulsé dans un monde malsain, où tout n’est que manipulation et illusion. Ce monde rappelle directement 1984, de George Orwell, dans lequel l’auteur nous dépeint un monde triste et austère. Les citoyens n’ont jamais accès à la vérité, si ce n’est celle que le gouvernement veut bien leur faire avaler.

Dans We Happy Few, notre personnage travaille dans un lieu qui rappelle furieusement le ministère de la vérité dans 1984. Il s’agit de choisir les articles de presse à censurer ou à approuver,travail particulièrement important dans un joli régime démocratique totalitaire. Le prologue nous met immédiatement dans l’ambiance. L’aspect déjanté des personnages et les décors qui nous rappellent un peu Bioshock en nous plongeant dans un univers sombre haut en couleur.

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On est donc face à un bureau et, soudain, notre personnage semble faire une crise d’on ne sait quoi, peut-être de démence. Les couleurs s’assombrissent et des bruits inquiétants, empreints de violences, se font entendre. Notre avatar hésite alors à prendre une pilule appelée « Joy », comprenez joie en français. On comprend bien vite qu’il s’agit là d’une drogue que tous les habitants de We Happy Few doivent prendre. Ces pilules donnent une illusion de bonheur à tous les malheureux qui en prennent régulièrement. Dans cet univers pas si dystopique que ça, l’être humain, peu enclin à faire face aux réalités qui ne lui plaisent pas, saute sur l’occasion et occulte ainsi les éléments peu ragoutants qui se cachent derrière leur vie de tout les jour. We Happy Few n’est en fait qu’une vaste allégorie du monde dans lequel nous vivons. L’avatar représentant le citoyen qui choisit de faire face à la vérité et de lutter pour récupérer son humanité. Il s’agit là d’un sujet récurrent, que l’on retrouve tant dans des œuvres littéraires, comme 1984 de George Orwell ou Fahrenheit 451 de Ray Bradbury,  que dans des œuvres cinématographiques comme Equilibrium de Kurt Wimmer ou simplement Matrix des frères Wachowski. Le joueur a alors deux choix : prendre la pilule bleue, ou la rouge, prendre la pilule de joy, ou non.

Le choix logique est de ne pas la prendre, et le personnage semble alors prendre conscience de la futilité de son existence et de son rôle dans la société. À partir d’un moment, une femme entre dans le bureau et vérifie si l’on est bien en train de travailler. Elle soupçonne notre avatar de ne pas prendre ses médicaments et s’empresse donc de le lui faire remarquer. Mais pas de soucis, il l’assure du contraire…

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Ensuite, une fois que l’on a bien fait semblant de travailler comme tout bon fonctionnaire se doit de le faire, il est temps de rejoindre nos collègues pour le gouter. Il nous est alors possible de visiter un peu les lieux, notamment les autres bureaux. En lisant des lettres par-ci par-là, on comprend que nos collègues ne sont pas aussi gentils qu’ils semblent l’être. L’humeur générale semble être à la délation, à la tromperie, et à l’occultation.

La direction artistique du jeu est tout simplement magistrale, car elle permet au joueur de prendre conscience de l’absurdité de cet univers par un habile contraste entre le thème visuel et les évènements qui se déroulent sous nos yeux. Une peu à la manière d’Orange Mécanique de notre cher Kubrick, We Happy Few met en scène des personnages à la psyché et au look totalement décalés. Les couleurs vives jouent leur rôle de façade et nous plongent dans un malaise étrange. En fait, elles briguent presque le côté interactif du jeu et nous postent presque en tant que spectateur d’une violence d’une dissonance telle qu’elle parait irréelle. Un peu comme les citoyens de la ville dépeinte dans le jeu, le joueur s’en trouve déstabilisé.

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Une fois arrivé à la surprise-party de nos collègues, on peut voir une piñata posée sur une table au milieu de la pièce. Nos amis s’empressent alors de nous passer une batte de baseball pour lui faire sa fête. On s’empresse alors de défoncer joyeusement de la piñata. Mais, manque de chance, notre avatar, ayant fait l’impasse de sa dose de joie, est bien vite rattrapé par la réalité. Il se rend alors compte avec horreur que ce qu’il pensait être un bel objet culturel coloré, est en réalité un rat mort qu’on ne toucherait même pas avec un bâton et dont ses collègues se repaissent allègrement.

Pris de nausées, on est repéré. Ils comprennent que notre avatar n’a pas pris sa dose et le qualifie de downer, comprenez un être déprimant, et pour cause, on ne prend pas de joie, satané éteignoir… Après une course-poursuite haletante, notre personnage tombe dans les pommes après un coup bien placé.

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I will survive

On se réveille alors dans un sous-sol où l’on découvre le cadavre d’une vieille dame qui a décidé de mettre fin à ses jours. La salle est sombre, des tuyaux de chauffage sont visibles de toute part, et elle est là, pendue, on comprend en voyant une chaise brisée sur le côté qu’elle l’a écartée du pied afin de s’assurer de son sort. Notre première tâche est donc de se débarrasser du corps, après tout, un mort, ça pue !

Le jeu, comme tout bon jeu de survie, met à notre disposition un système de craft et un inventaire lambda. Il s’agit alors de créer des crochets pour ouvrir une armoire fermée pour pouvoir accéder au pied-de-biche qui se trouve à l’intérieur. On peut ensuite enfin sortir du sous-sol.

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Selon la procédure

On se rend alors compte de LA bonne surprise : la ville dans laquelle on progresse est générée aléatoirement. La génération procédurale a le vent en poupe ! Et ici, ça fonctionne plutôt bien. Les parties sont toutes différentes, ce qui permet de préserver le plaisir de l’exploration.

On découvre un monde enténébré, triste et malsain. Les gens sont pauvres, les maisons délabrées, pour peu, on aurait l’impression de respirer un concentré de peste bubonique. Il s’agit alors de visiter quelques ruines pour trouver de quoi survivre. Notre personnage doit manger, boire, dormir, et se soigner, lorsqu’il mange de la nourriture avariée par exemple. Le petit défaut de ce système réside peut-être dans la vitesse à laquelle le personnage se fatigue, ce qui nécessite de retourner assez souvent à notre planque dans le sous-sol.

Le système de combat est assez basique mais fonctionne plutôt bien. On peut se battre à main nue ou utiliser des armes que l’on a craftées, ou que l’on a ramassées sur le cadavre d’un ennemi. Cependant, Alpha oblige, l’intérêt du jeu est pour le moment assez limité. On trouve bien quelques objectifs de-ci de-là, mais rien de plus. Il n’est pas possible d’avancer dans le jeu à proprement parler, les éléments narratifs n’étant pas disponibles pour le moment.

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La bande-son est quant à elle très agréable et colle parfaitement à l’univers. Les personnages gardent pour l’instant leur voix anglaise, avec un accent britannique qui renforce le décalage de l’univers.  L’ensemble semble très prometteur. Il nous tarde de découvrir le jeu dans son intégralité. Pour le moment, le jeu est disponible sur steam en accès anticipé à 27,99 €. D’après les développeurs, le prix du jeu lors de sa sortie sera supérieur. Donc, si We Happy Few vous intéresse et que vous souhaitez vous impliquer dans son développement, n’hésitez plus et faites en l’acquisition avant sa sortie !

We Happy Few sera également disponible sur Mac, PS4 et Xbox One.

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Configuration requise

MINIMALE :

    • Système d’exploitation : 64 bit, Windows 7 and above
    • Processeur : Triple-core Intel or AMD, 2.0 GHz or faster
    • Mémoire vive : 8 GB de mémoire
    • Graphiques : NVIDIA GeForce 460 GTX or AMD Radeon 5870 HD series or higher Mobile: NVIDIA GeForce GTX 580M or higher.
    • DirectX : Version 11
    • Espace disque : 6 GB d’espace disque disponible

RECOMMANDÉE :

    • Système d’exploitation : 64 bit, Windows 7 and above
    • Processeur : Quad-core Intel or AMD, 2.5 GHz or faster
    • Mémoire vive : 8 GB de mémoire
    • Graphiques : NVIDIA GeForce 660 GTX or AMD Radeon 7870 HD series or higher
    • DirectX : Version 11
    • Espace disque : 6 GB d’espace disque disponible