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The Last Leviathan – la preview !

The Last Leviathan est un titre en early access sur Steam développé par Super Punk Games. Il vous permet de vous la jouer pirate d’eau-douce-salée pleine d’iode affrétant, gréant et gerbant tout le nécessaire pour partir à la conquête des mers.

Des navires, des océans à perte de vue, des pirates et des monstres marins gigantesques à combattre, voici ce que nous promettent les petits gars de chez Super Punk Games. Mais, qu’est-ce que ça donne pour le moment ? Hissons la grand-voile et allons voir de quoi il retourne !

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Encore en eaux troubles

Early Access oblige, tous les modes ne sont pas encore disponibles. La construction de bateau est tout simplement la fonctionnalité la plus aboutie pour l’instant. Dans The Last Leviathan, il vous faudra concevoir vos navires de A à Z, un peu comme dans Besiege. Le point noir du mode de construction de bateau réside en l’absence de tutoriel. Pour qu’un bateau soit utilisable, il faut par exemple qu’il soit équilibré afin qu’il ne chavire pas à la première bise venue. Si au départ, on est comme un gosse qui découvre un nouveau joujou, notre entrain se met vite à chavirer. Car concevoir un bateau qui tient la mer demande une certaine maitrise.

Pas le choix, il nous faut tester plusieurs choses pour voir ce qui fonctionne. Un conseil ou l’autre apparait de temps en temps, mais rien de bien transcendant. Par exemple, après que notre bateau a coulé, un message apparait : « attention à l’équilibre de votre bateau ». Capitaine Obvious est de retour ! Bougre de crème d’emplâtre à la graisse de hérisson de développeurs méphistophéliques !

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Enfin soit. Une fois que l’on comprend un peu de quoi il retourne et que l’on parvient à jongler sans trop de difficulté entre les différentes pièces, on commence à voguer sur les flots tel un magicarpe majestueux. Cependant, pour l’instant, le tout s’avère assez vide. Mais quand on voit ce que certains joueurs sont capables de créer, on se dit qu’on prendrait bien un peu de temps pour tester toutes les possibilités qu’offre l’éditeur de bateau. Il est possible, comme dans Besiege, de télécharger des créations d’autres joueurs sur le Workshop. On se retrouve donc parfois avec des bateaux immenses et puissants qui se fraient un chemin à travers les bateaux ennemis comme s’ils étaient de misérables ectoplasmes. Mais rien ne vaut le plaisir de parvenir à créer son propre navire.

Si, une fois le bateau terminé, il est assez plaisant de voir qu’il flotte mieux que le Titanic, l’intérêt est par la suite plutôt limité. Dans le jeu, il existe plusieurs modes, mais ceux-ci présentent également une certaine vacuité.

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Modes qui se démodent ?

Le mode Creative vous permet de construire le bateau de vos rêves et de vous balader dans des environnements qui sont pour le moment assez maigres. Dans ce mode, il n’y a pas d’objectifs ou de réel but. Ensuite vient le mode Battle Seas, où vous devrez surmonter des défis en vous battant contre des bateaux pirates. Il s’agit de construire un certain type de bateau pour les affronter et gagner des étoiles qui nous permettent par la suite de progresser dans les défis. En fait, dans The Last Leviathan, il y a plusieurs sortes de bateaux classés selon leur taille et leur puissance. Une fois le bateau du type demandé construit, il ne reste plus qu’à trouver et dézinguer ces satanés bougres de phénomènes de moules à gaufres de tonnerre de Brest que sont nos ennemis.

Cependant, les cartes sont pour l’instant trop vides. On a parfois juste l’impression d’être perdu en mer et d’errer au hasard, jusqu’à découvrir le pirate que l’on se doit de faire disparaitre de la surface des mers. Ceci, couplé à l’absence de musique, donne une ambiance très lourde et peu agréable. On a bien sûr les bruitages de la mer, des mouettes, etc. mais cela ne suffit pas encore à tenir le joueur en haleine. Même pendant les affrontements, le jeu donne une impression de lenteur, et l’on note l’absence de tension lors des affrontements. En revanche, le moteur physique est assez sympathique et vient rehausser le plaisir du jeu. On se surprend donc tout de même à lâcher un petit “victoire” à la Worms une fois le bateau pirate coulé.

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Le mode Versus permet de tester vos propres constructions en vous battant contre elles. Il est assez aisé de remporter la victoire contre nos propres créations quand on ne maitrise pas bien l’équilibrage des bateaux. En effet, l’IA n’a cure du fait que le bateau est en équilibre instable et vous fonce donc dessus  à vitesse maximale, scellant ainsi son destin. L’IA coule donc lamentablement sans que vous n’ayez eu à la combattre… Et vient enfin le mode Events, où des concours sont organisés par les développeurs avec petites récompenses à la clé.

Pourtant en équipe réduite, les développeurs sont assez actifs. Ils postent souvent des news à propos des améliorations qu’ils prévoient d’amener dans le jeu et sont très à l’écoute de la communauté. On peut donc être assez optimiste quant à l’évolution du jeu.

On attend notamment le mode Voyage avec impatience (qui sera l’équivalent d’un mode campagne) où l’on pourra se frotter à des monstres marins et avoir une vraie impression de progression. Dans un jeu tel que celui-ci, le danger est grand de ne proposer qu’une expérience qui se limite à la liberté totale. S’il est agréable de se dire que l’on peut voguer où l’on veut et que l’on peut explorer les mers de fond en comble, l’idée de naviguer sans but sur des mers vides n’est pas très alléchante. Mais quand on nous parle d’affrontements épiques contre des monstres gigantesques, alors là, on dit oui !

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Verdict:

Il faut toujours avoir à l’esprit qu’il s’agit là d’un jeu en accès anticipé. Les fonctions qui sont présentes à ce jour ne sont que les fonctions basiques et ne constituent qu’un maigre aperçu de ce que sera l’expérience finale. Les ambitions du petit studio sont grandes et ses développeurs semblent prêts à se donner les moyens d’atteindre leurs objectifs. On attend donc avec impatience l’implémentation des monstres marins et des batailles épiques qu’ils nous promettent.