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SnowRunner – Le Test !

Dans la continuité de MudRunner, SnowRunner reprend le même concept original, à savoir effectuer des missions au volant de camions sur des chemins très difficilement praticables. Est ce que la sauce prends toujours ou SnowRunner s’enlise dans ce style de jeu non conventionnel ? Verdict dans notre test ! 

SnowRunner prend place dans des zones variées, où des catastrophes climatiques ont détruit des installations et rendues les routes impraticables. Vous êtes en charges d’effectuer des missions variées liées comme le transport de matériel de constructions afin d’effectuer des réparations ou encore d’apporter des objets vitaux aux agriculteurs du coin ! Le jeu nous fait voyager sur routes boueuses du Michigan, en passant par les neiges de l’Alaska, et même la Russie,  les environnements sont variés !

Avant tout, il faudra explorer, et pas sans peines, sur les 30 km carrés de la carte, aux reliés et types de terrains variés, passant de la boue à la neige. Une carte très vaste, quand on pense que celle de MudRunner ne faisait, elle que 8.25 km carrés ! Une exploration lourde et lente, sans pour autant être monotone. 

On prend assez vite goût au pilotage minutieux des véhicules, activant ou nom les 4 routes motrices en fonction du terrain, au détriment d’une consommation plus important d’essence. Scruter la carte est donc important pour dénicher d’une part de l’essence, les chemins moins accidentés ou inondés, mais aussi rechercher les tours de guets qui dévoilent une partie de la carte, mais aussi les véhicules adaptés aux missions !

Alors que MudRunner proposait 19 véhicules, SnowRunner propose ici 40 véhicules de marques américaines et russes comme Freightliner, Chevrolet, Ford, GMC, Hummer, Derry Longhorn, Azov, Kolob, Khan, TUZ, Boron et bien d’autres complètement customisables ! On peut ainsi acheter des accessoires comme des chaînes pour ses pneus, des entrées d’air de type Schnorkel pour éviter de noyer le moteur quand on roule dans l’eau, ajuster la garde au sol et d’autres paramètres à régler pour s’en sortir ! 

Bien sûr, il est possible d’attacher des remorques et le maniement change en fonction ! Attention à ne pas être trop franc, car le jeu prend en compte les dommages et il faudra d’office passer au garage ou utiliser des objets de réparation en fonction de la zone touchée !

Le garage, ainsi que les pièces de personnalisation exigent de l’argent et parfois un rang de chauffeur ! Terminer des missions avec succès vous octroie de l’argent et de l’expérience qui vous font gagner des rangs qui vous permettent d’une part d’acheter certaines pièces et véhicules, mais aussi de pouvoir accepter de nouveaux contrats ! 

On évolue ainsi dans trois zones assez vastes en quête de missions dont certaines permettent d’accéder à de nouvelles zones, par exemple après avoir réparé un pont, en acheminant le bois et le fer nécessaires à sa reconstruction ! Par ailleurs, si vous êtes bloqué au niveau des missions au Michigan par exemple, vous pourrez toujours aller en Russie ou Alaska, débloquer le véhicul adéquat et revenir accomplir la mission. La sensation de liberté est bonne et on ne se retrouve jamais trop bloqué (à ce niveau là en tout cas, sur les routes, c’est une autre histoire !).

Le jeu propose beaucoup de missions, et même si elles cela se résume à aller d’un point A à un point B, on ne ressent pas une répétitivité vu qu’il faudra choisir le bon véhicule en fonction de la route, mais aussi gérer son approche et s’aider des éléments autour de soi avec le treuil pour essayer d’avancer. On peut à tout moment renverser son camion et c’est le retour à la case zéro ! Ici ce n’est pas vos réflexes qui seront mis à l’épreuve comme dans un jeu de course arcade, mais bien vos nerfs, votre façon de vous adapter pour réussir à passer sans problème les routes les plus impitoyables. 

On avance doucement, mais sans s’ennuyer, à vrai dire, les heures défilent assez vite, sans pour autant progresser énormément dans le jeu, mais le plaisir est là. Le jeu peut faire penser à un genre de Dark Souls dans son concept profond d’avancée prudente et préparée, c’est assez grisant ! Les trophées sont clairement d’un niveau de difficulté élevé et à eux seuls demanderont de nombreuses dizaines d’heures afin de les obtenir ! Le challenge est là, mais la magie aussi, le jeu pouvant même plaire à un joueur qui n’a jamais touché à ce genre de titre très à part !

Cerise sur le gâteau, il est possible de jouer en coopératif jusqu’à 4 joueurs, les missions sont les mêmes, mais le fait d’avoir un coup de main n’est pas négligeable. En effet, beaucoup de missions vous demandent plusieurs types de cargaisons, et il est donc possible de se départager les tâches ! En outre, si vous êtes coincés quelque part, l’autre joueur pourra vous aider à vous sortir de votre bourbier et ainsi éviter de repartir du point initial !

Graphiquement et techniquement, le jeu est plutôt en demi teinte, et si les versions console sont bien plus optimisées et exemptes de bugs. Les textures ne sont pas incroyables, ça parait daté, mais SnowRunner propose malgré tout des effets de lumières chatoyants, comme en atteste les couchés de soleils, mais aussi les reflets des routes glacées et glissantes. Les arbres ne sont pas très bien modélisés, surtout au niveau du feuillage ! 

Mais contrairement à nos amis à feuilles, les camions eux sont plutôt bien faits, et les habitacles correspondent aux modèles des différentes marques, un point qui a son importance si on est fan de ce genre de véhicules ! Niveau moteur physique, le jeu propose une expérience réaliste et qui colle parfaitement au côté simulation ! On sent qu’il est difficile d’arpenter les routes dans la gadoue, et avec un chargement plein, on le sent encore plus ! Pour finir, les menus sont assez ergonomiques, complets, et pratiques une fois qu’on a saisi toutes leurs particularités ! 

Niveau bande son, le jeu surprend avec des chansons orientées Post-Rock / Ambiant sublimes ! Assez rare que pour le souligner, la musique post-rock se marie à merveille avec le concept du jeu, ponctué par du pedal steel qui rappelle l’Amérique profonde d’une part, mais qui m’a fait personnellement penser au groupe Red Sparowes

Des musiques qui ajoutent énormément d’immersion au titre, on rentre vraiment dans la peau d’un camionneur américain prêt à bouffer de la boue pour accomplir des missions des plus délicates ! On aurait aimé bien plus de chansons vue les heures que nous attendent dans le jeu, mais pour sûr, beaucoup de joueurs prendront la peine de se faire une playlist Spotify dans le style pour affronter la route dans les meilleurs conditions et qui sait, faire découvrir le Post-Rock à certains !

Les +

  • Un paquet de camions et de remorques
  • Une personnalisation poussée
  • Des cartes énormes
  • Un bonheur à explorer
  • Le mode coop jusqu’à 4 !
  • Beaucoup de missions variées
  • La vue cockpit fidèle aux modèles
  • Une durée de vie colossal
  • Des trophées qui riment avec challenge
  • Une bande son sublime
  • Une physique réaliste
  • Une interface bien conçue

Les –

  • Une difficulté qui peut rebuter
  • Graphiquement daté
  • On aurait aimé plus de chansons
  • C’est assez vide, surtout en solo

Dans la continuité de MudRunner, SnowRunner reprend le même concept original, à savoir effectuer des missions au volant de camions sur des chemins très difficilement praticables. Est ce que la sauce prends toujours ou SnowRunner s'enlise dans ce style de jeu non conventionnel ? Verdict dans notre test !  Précédent…

Le Verdict !

Note finale - 75%

75%

Bon !

Addictif et à la fois sans merci, SnowRunner réussi le pari de vous scotcher sur la route durant des heures avec un contenu énorme, un mode coop, beaucoup de contenu en termes de véhicules, missions personnalisations. On pourra aussi noter son moteur physique et sa bande son immersive qui arrivent à faire oublier les petits bugs et les graphismes un peu dépassés !

Avis des lecteurs: 4.85 ( 2 votes)
75