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Far Cry 5 – Le Test !

Ubisoft frappe fort en cette fin de mars avec un des titres les plus attendu de l’année, je parle bien sûr de Farcry 5. La licence à succès délaisse la préhistoire pour les vallées boisées américaines. Partons sans attendre à l’aventure et découvrons de quoi il en retourne dans notre test exclusif.


Farcry 5 vous plonge dans la peau d’un agent des forces de l’ordre dont l’arrestation d’un chef de gang/secte s’est très mal tourné. Une fois votre hélicoptère descendu par les sbires de Joseph Jacob, le super vilain de cet opus, une course poursuite s’engage afin d’échapper à ces derniers. En chemin vous perdez vos compagnons, mais un villageois vous recueille et voit en vous un vous un nouvel espoir pour Hope County, à deux doigts de tomber dans l’apocalypse.


Il n’est pas exagérer de parler d’Apocalypse, Joseph Jacob et ses ouailles sont convaincus que la fin du monde est proche et qu’il est impératif de récolter des âmes, c’est à dire massacrer toute opposition à leur culte chrétien extrémiste. Joseph est aidé par trois membres de sa famille dans ce projet complètement fou, mais aussi et surtout par de très nombreuses plantations de Daturahs. La Daturah est une plante à clochettes blanches dont il est possible d’extraire son principe actif : la scopolamine. La scopolamine se présente au départ sous forme poudreuse, il suffit de souffler cette poudre au visage d’un individu pour que cette drogue fasse effet, d’où son nom en Amérique du Sud : le Souffle du Diable. Cette drogue permet de soumettre n’importe quel individu à des ordres, tout en restant conscient. Dans certains cas, cela a permis à des malfrats de cambrioler une maison avec l’aide de la victime même ! Ironiquement, le Souffle du Diable permet à Joseph, ou Jared Leto avec une coupe de footballeur, d’endoctrinement ses ouailles et en faire sa milice armée, dévouée et fanatique.

Je n’ai pas trouvé le personnage de Joseph aussi malade que le super vilain de Farcry 3 par exemple. Quoi qu’il en soit, le personnage est plutôt intéressant, et un grand effort a été fait pour le background psychologique des membres de sa famille qui dirigent des parties de Hope County et qui seront les boss respectifs de chaque région. Ce système de boss par région rappelle bien sûr les chefs de cartel dans le jeu Ghost Recon Wildlands, signé aussi Ubisoft. Il faut clairement avouer que ce système réussit très bien à Farcry 5 dont la progression a légèrement changé dans ce nouvel épisode. Hope County regorge de personnages secondaires qui offrent des missions, pas énormément variée, mais assez que pour éviter de tourner en rond. Ces missions permettent d’accumuler des points de résistances. De temps en temps, en fonction de ces points, des cinématiques s’enclenchent et mettent en scène les boss de chaque région pour quelques missions se concentrant autour d’eux. Une fois la jauge de points de résistance remplie, vous pourrez affronter le boss de la région. Bien sûr, certains missions s’écarteront des classiques assauts d’un point sur la carte comme par exemple les défis chronométrés qui vous embarque dans des courses dans un des véhicules du jeu (avion, hélicoptère, quad, voiture..). Bien sûr, une flopée de collectibles sont disséminés sur la carte. Au final, il faut une trentaine d’heures de jeu selon mes estimations pour obtenir le platine.


Globalement, Farcry suit une ligne directrice vue et revue dans de précédents titres d’Ubisoft, mais ce cinquième opus s’écarte de sa licence de base en offrant quelques nouveautés en termes de mécaniques. Il n’y a désormais plus de système de craft basé sur les éléments gagnés via la chasse. Seul quelques objets sont craftables comme les cocktails Molotovs, certains explosifs et les boosts injectables qui vous octroient des bonus de résistance, vitesse, force ou de chasse. Les armes sont maintenant exclusivement achetables en boutique, il est aussi possible d’y acheter des améliorations comme des lunettes, chargeurs améliorés et silencieux pour un choix d’armes assez conséquent. Le système d’acquisition des aptitudes à aussi légèrement changé. Ce dernier se base sur l’accomplissement des défis de chasse, pêche, combat et compagnons. (Les compagnons sont soit des mercenaires que vous engagez, soit des personnages que vous débloquez en cours de route et qui assure des rôles différents comme la reconnaissance, le soutient aérien, le soutient sniper, etc). Ce système de défis invite les joueurs à varier leur façon de jouer et d’utiliser des armes différentes, c’est une bonne idée (rien de novateur, mais c’est efficace).


L’aspect multijoueur n’est pas oublié et Farcry 5 propose un mode coopératif diffèrent des précédents épisodes dans lequel se dernier se cantonait à quelques missions particulières. Pour Farcry 5, Ubisoft à décidé pour la première fois de permettre de jouer en coopération à la campagne du jeu. Une expérience réussie et fun, mais gâchée par le fait que la partie de l’ami invité ne sera pas enregistrée malheureusement. Un autre mode multijoueur est disponible pour les accros du PvP. La particularité intéressante de ce mode est la possibilité de créer ses propres cartes et les proposer à la communauté. Ce mode intitulé Arcade n’offre malheureusement que peu de types de parties, la plupart du temps il s’agit de Matchs à Mort en Équipe, d’assauts en coop ou des genre de courses d’un point A à Z. Assez vite oubliable, ce mode s’avère toutefois fun un temps car il peine à convaincre dans la longueur. A vrai dire, il est peu probable que vous y touchiez encore une fois les trophées liés au mode Arcade dans la poche !

 

Graphiquement, le jeu propose des panoramas riches, mais peu variés, avec une profondeur non négligeable. Il suffit de faire un saut en wingsuit pour se rendre compte de l’immensité des décors. La flore est vraiment superbe et détaillée, on a l’agréable sensation de gambader au milieu des bois, il ne manque plus que la brise de vent (et les tiques). En ce qui concerne le moteur physique du jeu, Farcry 5 est clairement de deçà de ce que Ubisoft nous avait proposé avec Farcry 2 en 2008… il suffit de jeter un œil à la vidéo comparative disponible sur Youtube. Les animations faciale de nos acolytes font le travail sans pour autant être incroyables, mais pas de panique, nous sommes loin du cauchemar de Mass Effect Andromeda. Les textures en elles-mêmes peuvent parfois être moins propres que ses comparses d’un décor à l’autre, mais le jeu se rattrape avec un design et un travail artistique général très réussi et qui participe énormément à l’immersion du jeu. C’est tout simplement un bonheur de flâner dans Hope County et prouve qu’avec peu de variété dans le type de décors, il est malgré tout possible de proposer une expérience visuelle complète. Malgré tout, le character design des ennemis se cantonne globalement à des clones de Daryl de The Walking Dead, Farcry 5 ne s’en cache pas, la menace est exclusivement blanche et chrétienne.

En termes de bande son. Le Farcry 5 propose à mon sens une des meilleurs bande originale de la licence. Les titres sont variés et collent à merveille à l’ambiance du jeu. On passe ainsi de la country bluegrass au hardrock, sans oublier certains titres ambiants qui rappelle furieusement The American Dollar. Les doublages français sont de qualité et oscillent entre le comique avec certains personnages loufoques du jeu, jusqu’au sérieux de Joseph qui rappelle encore plus Jared Leto dans son interprétation.

Ubisoft frappe fort en cette fin de mars avec un des titres les plus attendu de l'année, je parle bien sûr de Farcry 5. La licence à succès délaisse la préhistoire pour les vallées boisées américaines. Partons sans attendre à l’aventure et découvrons de quoi il en retourne dans notre…

Le Verdict !

Graphismes - 75%
Durée de vie - 75%
Bande son - 100%
Gameplay - 75%

81%

Bon !

Sans être drastiquement différent des précédents opus, Far Cry 5 introduit quelques mécanismes sympathiques tout en délaissant d'autres aspects, comme son moteur physique pour ne citer que lui. Les nouveautés sont tantôt intéressantes comme l'aventure en coop et d'autres beaucoup moins comme le mode Arcade.

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