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Deathloop – Le Test

Teasé jusqu’à l’overdose ces derniers mois, le dernier jeu des français d’Arkane Studios débarque sur PC et PS5 ! Deathloop rassemble des éléments de Dishonored et Prey, les précédentes créations du studio de Bethesda, sous fond de boucle temporelle ! Voyons de quoi il en retourne dans notre test, les amis !

Les Lyonnais nous mettent dans la peau de Colt, un amnésique qui se réveille sur une mystérieuse plage et qui voit des messages lui étant destiné ici et là. Vous recevez très vite des messages de Julianna qui semble à la fois très bien vous connaître, mais aussi vous en vouloir jusqu’à la mort ! Après une mort ou l’autre, Colt se rend vite compte qu’il est dans une boucle temporelle !

Mais comment cette boucle influence le gameplay ? Vous revivez en boucle une journée divisée en 4 parties : matin, midi, après-midi, soirée. Ces différents créneaux horaires sont répartis sur 4 énormes zones. Reliés par un système de tunnels souterrains sur toute l’île. Le jeu vous prend par la main les premières heures de jeu. Il faut avouer qu’on est aussi perdu que Colt au début, mais après un premier run, on se rend vite compte de l’objectif principal du jeu : détruire cette boucle en assassinant 8 cibles spécifiques !

Pour arriver à ses fins, il faudra explorer au maximum les différentes zones à des moments particuliers. En effet, que vous veniez le matin ou le soir, les événements ne seront pas les mêmes, que ça soit entre la position des cibles ou de la disponibilité des indices ! En effet, il faudra arriver au bon moment pour épier des conversations ou récupérer des documents. Le fait de documenter au maximum permet de connaître le planning des différentes cibles, mais aussi de récupérer des armes rares et des breloques. Mais attention à Julianna qui peut débarquer à n’importe quel moment pour vous chasser ! Julianna qui peut être incarnée par l’IA ou un autre joueur, c’est l’aspect multijoueur du jeu : essayer de pourrir la partie des autres ! L’avantage est que vous pourrez récupérer des récompenses intéressantes en tuant Colt…

Les breloques sont des capacités spéciales appliquées sur Colt et ses sur ses armes. Très pratique pour avancer sans embûches via des améliorations plus ou moins vitales comme des bonus façon double-saut, le rechargement et reculs des armes, la portée des armes, et bien d’autres éléments pour vous aider ! Aussi, en éliminant les 8 cibles principales, on obtient des modules de pouvoirs, que l’on peut améliorer en tuant à nouveau les cibles.

Ces modules sont variés et efficaces, comme par exemple le fait de pouvoir se rendre invisible quelques moments, envoyer une vague d’énergie pour déstabiliser les ennemis, lier ses ennemis pour par exemple faire 3 headshots en ne faisant qu’une seule tête, les dashs au sol (et aérienne par après, pour vous donner un exemple d’améliorations de modules) ainsi que d’autres joyeusetés que je vous laisse découvrir manette en main ! Ça rappelle clairement Dishonored, et ça intègre à merveille dans le gameplay de Deathloop, faisant un peu oublier la rigidité globale de ce dernier.

Après quelques heures de jeu dans lesquelles j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver, une fois que vous saisissez le concept du jeu, c’est un pur bonheur ! On prend un vrai plaisir à parcourir de fond en comble les environnements de l’île à des moments précis pour pouvoir avancer dans la trame scénaristique, très décousue. C’est un plaisir d’en apprendre plus sur le jeu, mais souvent uniquement par les textes, documents audios et des appels sulfureux avec Julianna ! Heureusement que l’humour est présent pour relever un peu le niveau d’une narration qui aurait pu être un peu plus engageante pour les joueurs !

Le jeu est rempli d’énigmes à résoudre à des moments précis et on se fait vite des Mindmap à chaque boucle en se disant qu’au matin on enquête sur telle chose, à midi ceci, et ainsi de suite ! C’est prenant et très addictif ! Même si on ne remplit pas d’objectifs, on peut toujours tuer un maximum d’ennemis et explorer pour récupérer des objets, armes et une ressource qui permet d’infuser armes, modules et breloques ! Infuser un objet permet de pouvoir le garder à chaque nouvelle boucle et donc éviter de se retrouver cul nul à chaque réveil sur la plage !

Il faut donc faire attention à infuser ce que vous préférez avant de mourir et tout perdre ! La durée de vie est du coup excellente, car le jeu exige quand même de la réflexion et du skill pour ne pas rater la mission et du coup devoir y retourner le jour d’après ! De plus, il y a pas mal de trophées qui exigent de faire des actions précises qui sont parfois du domaine de l’exploit.

Le gameplay est malgré tout loin d’être parfait et propose un feeling assez vieillot et rigide comme dit précédemment. Les sauts ne sont pas très précis et quelques fonctionnalités sont mal conçues, comme les dash latéraux à effectuer en inclinant le joystick gauche tout en appuyant dessus ! Ce n’est pas très naturel ! Aussi l’IA est mauvaise, il faut l’avouer. Mais d’un autre côté, il n’y a pas vraiment d’intérêt à mourir très souvent vu le temps qu’il faut pour réaliser les différentes missions, ça serait beaucoup trop rageant, surtout que les ennemis font déjà très mal !

D’ailleurs, j’ai préféré opter pour l’infiltration tant que je pouvais, mais libre à chacun de choisir la façon dont il souhaite progresser ! Même si les allers-retours dans les quatre zones sont légions, fatalement, la répétitivité n’est pas forcément au rendez-vous. En effet, les zones sont immenses, on ne va pas toujours aux mêmes endroits pour réaliser des missions, et il y a pas mal de différences en fonction de l’heure de la journée ! L’aspect le plus répétitif réside sans doute vers la fin du jeu, quand il faudra essayer encore et encore certaines actions pour obtenir des trophées assez chauds…

Graphiquement, le jeu propose des options pour privilégier la fluidité ou les graphismes, comme dans tous les derniers gros jeux PS5. Le résultat global est un peu en demi-teinte, où tout du moins assez déroutant. Autant les détails sont là en y regardant de plus près, autant on a pas trop l’impression d’avoir à faire à un jeu next-gen. Le jeu aurait mérité d’être un peu plus étoffé graphiquement au vu de la qualité de la direction artistique !

En effet, la DA est vraiment stylée et emprunte principalement un style 70’s assumé. Une ambiance à la BioShock se dégage de cette DA par son originalité. Il y a aussi un je-ne-sais-quoi de Timesplitters au niveau des ennemis et des éléments un peu excentriques des décors. Pour finir, la bande-son propose des doublages francophones convaincants et quelques thèmes musicaux qui changent en fonction des actions à l’écran. Par-ci par là une musique ou l’autre, mais globalement pas grand chose à se mettre sous la dent à ce niveau, même constat pour les bruitages.