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[AVIS] FINAL FANTASY VII REMAKE INTERGRADE sur SWITCH 2 – Le Test

Longtemps resté une exclusivité de l’écosystème Sony puis du PC, le premier volet de la relecture culte de Square Enix débarque enfin sur une plateforme Nintendo (et Xbox Series, mais ce test se concentre sur la version Switch 2). Ce portage natif (et non via le Cloud) est une véritable démonstration de force pour la nouvelle architecture hybride du constructeur japonais. Il ne s’agit pas seulement de combler un retard, mais d’offrir une expérience « nomade premium » incluant d’office le DLC INTERmission dédié à Yuffie. Mais la puissance brute de cette nouvelle machine permet de maintenir le niveau d’excellence technique atteint sur les autres supports ? Verdict dans notre test, les amis !

Scénario

Inutile de s’attarder sur les détails de l’intrigue que nous avions déjà largement analysés lors de notre test de la version PS5. Pour rappel, ce premier segment de la trilogie se concentre sur l’arc de Midgar, réécrivant avec brio le combat d’Avalanche contre la Shinra. L’intérêt majeur de cette version réside dans l’intégration native de l’arc de Yuffie, qui apporte un éclairage indispensable sur les événements parallèles au périple de Cloud. On y retrouve cette narration méta-textuelle audacieuse qui joue avec les attentes des fans de 1997. En 2026, l’histoire n’a rien perdu de son impact émotionnel, et le format portable permet paradoxalement une immersion plus intime dans les ruelles sombres des secteurs inférieurs de la métropole.

Gameplay

Côté gameplay, ce portage sur Switch 2 ne fait aucune concession et conserve l’ingénieux système de combat hybride qui a fait le succès du titre. On navigue avec une fluidité déconcertante entre l’action en temps réel et la pause tactique offerte par la jauge ATB (Active Time Battle). Cette mécanique permet de ralentir le temps pour choisir ses sorts, ses capacités ou ses objets, offrant une profondeur stratégique qui manque souvent aux Action-RPG contemporains. Chaque personnage possède un style de jeu radicalement différent : Cloud est un combattant polyvalent au corps-à-corps, Barret excelle à distance avec son bras-canon, Tifa est une virtuose des combos rapides et de la montée de barre de choc, tandis qu’Aerith se spécialise dans la magie dévastatrice.

La Switch 2 gère parfaitement les transitions entre ces personnages, et les nouvelles fonctionnalités de la console, notamment les vibrations améliorées, apportent un retour sensoriel très satisfaisant lors des parades et des coups critiques. L’une des grandes nouveautés de cette édition 2026 est l’intégration du système Streamlined Progression. Ce mode optionnel est une bénédiction pour ceux qui veulent se concentrer sur l’histoire ou pour les testeurs pressés : il permet d’activer des « boosters » tels que les HP/MP infinis, une jauge de Limit Break toujours pleine ou encore des dégâts fixés à 9999. Si cela peut paraître sacrilège pour les puristes, c’est un ajout bienvenu qui s’inscrit dans la philosophie de Nintendo de rendre le jeu accessible à tous avec ce God mode. Et on peut comprendre les joueurs qui souhaitent peut être rusher un peu plus ce jeu dont la durée de vie frôle la centaine d’heure.

En revanche, pour ceux qui cherchent le défi, le mode Difficile débloqué après la première partie reste un modèle d’équilibrage exigeant. Le système de Materia, cœur du développement des personnages, est toujours aussi addictif : on passe des heures dans les menus à optimiser nos combinaisons pour exploiter les faiblesses élémentaires des boss colossaux. L’épisode de Yuffie introduit également des mécaniques de synergie inédites avec Sonon, préfigurant ce que l’on a pu voir plus tard dans Rebirth. La réactivité des commandes est exemplaire, sans aucun input lag notable, que l’on joue en mode portable ou avec le Pro Controller 2.

Graphismes

Venons-en au point le plus attendu : la technique. Comment la Switch 2 s’en sort-elle face aux standards visuels de la PS5 ? La réponse est : de manière étonnamment solide ! Grâce à l’architecture « Ampere » de son GPU et au support du DLSS 3.5, le jeu parvient à afficher une image d’une netteté impressionnante. En mode docké, Final Fantasy VII Remake Intergrade tourne dans une résolution dynamique ciblant le 1440p avec une fluidité de 60 images par seconde la plupart du temps. Les textures ont évidemment subi une légère compression, mais l’usage intelligent du Ray Reconstruction permet de conserver des éclairages et des reflets qui font honneur à la machine.

En mode portable, c’est là que la magie opère réellement. Sur l’écran 1080p de la console, le jeu est tout simplement éblouissant. Le contraste des couleurs, la gestion des particules lors des sorts et le niveau de détail sur le visage des protagonistes sont à couper le souffle. On est très loin des sacrifices visuels d’un The Witcher 3 sur la première Switch. Ici, les environnements sont riches, et les fameuses textures de décors lointains qui faisaient polémique sur PS4 ont été corrigées. Les effets volumétriques de fumée et de lumière créent une atmosphère pesante et immersive.

Bien sûr, si l’on regarde de très près, on pourra noter quelques chutes de framerate lors des invocations les plus chargées, ou un aliasing résiduel sur les chevelures dans certaines cinématiques. Mais globalement, le moteur Unreal Engine 4 a été optimisé avec une maestria remarquable. Les temps de chargement, grâce au nouveau stockage UFS 3.1 de la Switch 2, sont quasi inexistants, permettant de passer d’une zone à l’autre sans casser le rythme. C’est une vitrine technologique pour Nintendo, prouvant que leur nouvelle console peut regarder dans les yeux les productions AAA actuelles sans rougir. Clairement, c’est le plus beau jeu sur Switch 2 !

Bande Sonore

La bande sonore de Final Fantasy VII Remake est une réussite historique, et cette version Switch 2 lui rend un hommage vibrant. Sous la direction de Nobuo Uematsu et son équipe, les thèmes originaux ont été réarrangés avec une orchestration grandiose qui s’adapte dynamiquement à l’action. Ce qui est fascinant, c’est la manière dont la musique transite sans couture entre les phases d’exploration et de combat. Un simple thème de rue peut se transformer en une version épique dès qu’un ennemi apparaît, renforçant l’adrénaline.

Sur la Switch 2, la puce audio dédiée fait un travail remarquable, offrant une spatialisation sonore de qualité, surtout avec un casque. Les basses lors des explosions de réacteurs sont percutantes, et les envolées lyriques du thème d’Aerith conservent toute leur puissance émotionnelle. Chaque zone possède sa propre identité sonore : le jazz du Septième Ciel, les sonorités industrielles des plateformes, ou les rythmes déjantés du Wall Market. Le doublage français (à télécharger) est d’une qualité exceptionnelle, avec des comédiens qui habitent littéralement leurs rôles.

Les bruitages ne sont pas en reste : le cliquetis de l’épée broyeuse, le vrombissement des machines de la Shinra et les cris des créatures sont d’une netteté cristalline. L’épisode de Yuffie apporte également son lot de nouvelles pistes aux influences japonaises traditionnelles. On se surprend souvent à poser la console juste pour écouter une mélodie, tant la richesse harmonique est dense. C’est une partition sans fausse note qui justifie à elle seule l’utilisation d’un bon système audio. Square Enix a compris que pour un tel Remake, il fallait que nos oreilles soient aussi flattées que nos yeux.

Conclusion

Pour conclure, Final Fantasy VII Remake Intergrade sur Nintendo Switch 2 est un triomphe. Square Enix offre une version qui n’a rien à envier aux consoles de salon en termes de plaisir de jeu. Malgré les années, le titre reste d’une modernité insolente. Cette mouture 2026 est la version « ultime » pour quiconque privilégie la flexibilité : mener des combats épiques dans son salon et poursuivre l’aventure dans le train est un luxe dont on ne peut plus se passer. L’inclusion de tous les DLC en fait le package le plus complet à ce jour.

L’exploit technique force le respect. C’est le signal fort que la Switch 2 peut accueillir les plus grands blockbusters sans les dénaturer. Si vous possédez la nouvelle console et que vous n’avez jamais fait ce voyage à Midgar, vous tenez là un indispensable. Pour les autres, c’est l’occasion de revivre ce chapitre dans les meilleures conditions de mobilité. Final Fantasy VII Remake Intergrade est un monument, et le voir ainsi sublimé sur une plateforme Nintendo est un juste retour des choses.

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