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Vampyr : le test !

Vampyr, sorti ce 5 juin sur PS4, PC et Xbox One, a-t-il ce qu’il faut pour nous glacer le sang ? Nous avons testé pour vous la version PS4 et arpenté les rues de Londres dans la peau du Docteur Jonathan Reid, en quête du redoutable Nosferatu à l’origine de sa terrible nouvelle condition…

Welcome to London…

« Vous ne laissez ni vos yeux voir, ni vos oreilles entendre, ce que vous-mêmes ne pouvez comprendre. »

Tout débute à Londres, dans les années 1900, où semble sévir la grippe espagnole. La maladie décime peu à peu la population de la capitale et le docteur Jonathan Reid, chirurgien spécialisé dans les transfusions sanguines, entend bien se battre pour y remédier ! Mais il semble que, sur le chemin du retour du front, il fasse une bien sombre rencontre… Il se réveille bien plus tard, atteint d’un mal inconnu, assoiffé de sang. Il fait alors la connaissance du Docteur Swanson, qui lui propose de faire profiter son établissement, le Pembroke Hospital, de l’expérience du chirurgien prodige que vous incarnez.

Hunting things, saving people (ou le contraire)…

Ainsi commence votre histoire dans la peau de Jonathan Reid, illustre chirurgien devenu vampire par la force des choses. Il vous faudra constamment jongler entre votre soif (de vengeance et de sang) et votre conscience : laisserez-vous la place à la bête ou à l’homme ?

Vous pouvez en effet décider de charmer puis d’« étreindre » (joli mot pour dire « vider de leur sang ») les citoyens placés sous votre garde au Pembroke Hospital et alentours ou de leur laisser la vie sauve, en bon prince que vous êtes. Si vous optez pour la première, à l’écoute de vos instincts vampiriques, sachez que le sang ainsi « récolté » vous apportera, en plus d’une satiété fort agréable (bien que peu convenante pour un médecin tel que vous), de nombreux points d’expérience. Pour monter de niveau, il vous faut boire du sang puis aller dans un refuge ou votre chambre au Pembroke pour gagner un ou plusieurs niveaux. Il va de soi que, dans cette première option, vos talents de chirurgien vous seront d’une très grande aide : les citoyens atteints d’une affliction (refroidissement, migraine, etc) vous rapportent moins d’expérience que s’ils étaient en pleine forme. Vous comprenez où on veut en venir… Soigner pour mieux se sustenter !

Dans l’hypothèse où devenir le prochain serial killer des rues londoniennes ne vous tente absolument pas, vous pouvez toujours choisir d’épargner vos citoyens et d’ainsi conserver une part de votre humanité… mais cela ne se fera pas sans conséquences. Pas de sang, pas de montée facile et rapide de niveau, donc difficultés réelles face aux chasseurs de vampire et aux autres sombres créatures qui arpentent les rues. Une minute, nous direz-vous. Comment dans ce cas ne pas se faire submerger par les ennemis et éviter de se faire enfoncer un pieu dans le cœur ? Hé bien, tout simplement en gagnant des niveaux par le biais d’enquêtes, de quêtes annexes et de « nettoyage » des rues (tuer les créatures agressives buveuses de sang), dans les alentours de l’hôpital. Laissez parler votre bon cœur, Docteur !

Sachez aussi que vos choix, en ce qui concerne les citoyens, aura une importance, plus tard dans le jeu, alors pesez bien vos actions ! Tous les dialogues sont à choix multiples et permettent de débloquer certaines répliques et/ou quêtes annexes. Parlez à un maximum de personnes pour débloquer tous les dialogues et en appendre plus sur les différents citoyens. Dans l’ensemble, le jeu est assez long en durée de vie (sans mauvais jeu de mot), surtout si vous décidez de faire les quêtes en question ou de vous balader dans les ruelles lugubres (ah oui, tout se fait à pied: pas de transformation en chauve-souris, pas de lévitation ou de téléportation, sinon c’est pas du jeu).

Un vampire aux dons…limités 

Avec toute cette expérience, vous pouvez acquérir des compétences dans un système à arborescence ; santé, attaque (physique et morsure), compétences techniques (remèdes), attaque/défense spéciale vampirique, tout est déblocable via des points d’expérience. L’idée n’est pas mauvaise et a d’ailleurs déjà fait ses preuves dans d’autres jeux (Horizon par exemple), mais ne débouche au final que sur très peu de choses… Les attaques spéciales n’évoluent pas vraiment, et il n’est que très peu intéressant, en fin de compte, de varier les compétences et il vaut mieux (à raison) se contenter d’améliorer celles que l’on a débloquées que s’amuser à activer toutes celles disponibles. Dommage donc de voir certaines « possibilités » se révéler aussi peu riches et dignes d’upgrade… En outre, les attaques spéciales sont tributaires de la jauge de sang de Jonathan et de son endurance ; autrement dit, assez peu pratiques (quand on arrive à les utiliser). Un vampire qui manque de souffle, c’est un peu limite, même pour un nouveau-né, et puisque l’esquive dépend aussi de la jauge d’endurance, difficile d’être super efficace… Toutes les armes sont certes « upgradables » mais bon, elles ne sont pas terribles non plus et pas évidentes d’utilisation, car pour jongler entre chacune, ça demande un certain temps d’adaptation (bon c’est vrai, vous l’avez le temps, l’éternité même…)

Le seul bonus d’être médecin, c’est de pouvoir synthétiser ses propres remèdes (aussi bien pour soi que pour soigner les patients/citoyens).

Jack n’a qu’à bien se tenir !

La Londres victorienne a vu beaucoup de sang couler… notamment par les mains d’une certain « Jack l’Éventreur », dans les années 1888. Et voilà les vampires qui débarquent…

Le ton est donné d’emblée, aussi bien musicalement que visuellement, avec une ambiance très « sinistre », donnée par un jeu charmeur d’instruments à cordes (violoncelles, contrebasses), d’instruments à vent, de piano et de chorus, et des palettes sombres pour les décors (normal, puisqu’on circule de nuit). L’immersion dans la face vampirique de la ville se fait avec subtilité, avec parfois une certaine tension dans l’air, mais elle est plus que réussie, surtout du point de vue auditif. Notons au passage que la musique d’ambiance surpasse complètement les bruitages, excepté peut-être lors des combats (mais cela reste tout de même assez limité). Si la bande-son est en elle-même exceptionnelle (digne du cinéma), les graphismes, eux, demeurent assez moyens dans l’ensemble. Les visages sont assez « géométriques » (pas assez lissés, on voit les formes de base à chaque fois), alors que les bâtiments et édifications architecturales sont beaucoup plus précis… De plus, étant donné que notre cher médecin est exclusivement nocturne, tout est sombre ; fort heureusement, les jeux de lumière et de texture sont plutôt réussis (pas parfaits certes).

 

Vampyr, sorti ce 5 juin sur PS4, PC et Xbox One, a-t-il ce qu’il faut pour nous glacer le sang ? Nous avons testé pour vous la version PS4 et arpenté les rues de Londres dans la peau du Docteur Jonathan Reid, en quête du redoutable Nosferatu à l’origine de sa terrible…
Graphismes - 60%
Bande-son - 90%
Gameplay - 70%
Durée de vie - 75%

74%

Vampyr est un jeu doté d’une difficulté adaptée et surtout, d’une bande-son envoutante, immersive, respectueuse des styles « vampirique » et victorien, et sublime. On regrette cependant que le visuel ne soit pas à la hauteur de celle-ci et le brave Jonathan ne montre pas plus les crocs… Un vampire digne de ce nom aurait mérité des compétences réellement exploitables et une fluidité qui fait clairement défaut ici.

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